Band of Brothers

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Dans le jeu, il y'a deux sortes de joueurs : Ceux qui critiquent les règles, les amendent ou les restreignent pour masquer leurs incompétences sur le terrain à gérer l'ingérable. Ceux qui par leurs talents trouvent des solutions tactiques face à chaque défi (parfois dans la douleur de la défaite). Cpt. Miller

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Bataille révolution 4 juillet 2015

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1 Bataille révolution 4 juillet 2015 le Dim 5 Juil - 11:01

Ce samedi, nous avons fait une bataille sur la règle NPOW, période révolutionnaire. J'ai ramené mes Français, et Gilbert ses Prussiens 1806, qui sont tout aussi valable en 1794, l'uniforme n'ayant que peu changé (du moins pour des figurines 15mm).

Encore une fois tendu comme un slip. Je m'en vais vous raconter ça.

Situation de départ : quelque part aux environs de Laudau en 1794. Le Prussien manœuvre sur la route pour rejoindre l'action principale. Mais celui-ci se fait surprendre par une manœuvre de l'armée française, qui va déboucher sur son flanc.



Le général von Hohenlohe, commandant le corps, sur la route avec la colonne von Lebowski (au fond) suivie de la colonne von Trettow (sur la gauche). La réserve de cavalerie prussienne, sous le commandement du général von Korbitz, longe la route. Une troisième colonne prussienne, commandée par le général Von Harth, peut être appelée en renfort par Hohenlohe.





Photo d'ensemble de la colonne. Regarder bien la colline à droite du croisement. C'est la position centrale de la bataille, l'élément essentiel qui donnera le nom à la bataille : Teufelsberg !!!



Un paysan du coin vient prévenir Hohenlohe de l'arrivée rapide de ces Français qui brûlent des églises. Le commandant Prussien commande un mouvement à droite pour faire face, investit le Teufelsberg et fait appeler la colonne Harth en vitesse.



Von Lebowski fait face aux Français.



Le Prussien a réussi à se déployer à temps. Trettow au sud, le général en chef Hohenlohe a déployé son artillerie sur la colline, au nord de la colline Lebowski, et Korbitz et sa cavalerie au-delà du bois, pour faire face à tout mouvement de débordement du Français (qu'on voit déjà dans le coin à droite). On voit bien Trettow sur deux lignes, mais Lebowski est dangereusement étiré, ses jäger dans le bois et son régiment de cavalerie au-delà. Est-ce que la réserve de cavalerie va être suffisante pour tenir les Français à bonne distance ? Nous le verrons. C'est surtout la colline, occupée par les deux batteries d'artillerie, qui semble bien isolée.



Première action sur la gauche prussienne. Le régiment de cavalerie de Lebowski engage le Français, en colonne de marche, pour le ralentir et le déstabiliser. Manœuvre intelligente. La droite française, commandée par le général Kléber, est un peu surprise.



Le centre français, commandé par D'arbois et le général en chef Beurnonville, avance contre Lebowski. Autant le dire tout de suite, notre Cricri national, comme commande le centre et la droite française, va monopoliser le général en chef et ses points. Moi, qui commande l'aile gauche française du général Beaugy, je n'aurais jamais assez de points pour embêter les Prussiens de Gilou. Au-moins, je bloque toute une colonne prussienne, ce qui permet à Christian de ses concentrer à 2 contre 1 sur la gauche prussienne.



Premier coup du sort, la cavalerie prussienne n'a pas réussi à entamer les Français de Kléber. Elle subit même un sérieux revers. Hohenlohe doit engager sa cavalerie de réserve pour repousser la menacer.





Au centre, D'arbois et Kléber se mettent en colonne d'attaquent et foncent sur les Prussiens. La manœuvre est audacieuse, mais fait tout de suite voir la faiblesse du déploiement de Lebowski. Si l'assaut français réussi, la ligne est enfoncée, la colline menacée, la bataille perdue au premier choc. Et sans la cavalerie de Korbitz pour repousser les importuns, aucun moyen de rétablir la situation. Le moment est décisif, Gilou sent la sueur perler dans son dos.



Le premier assaut est pourtant un échec du côté de la colline, d'où l'artillerie lance un feu d'enfer sur la seconde ligne des Républicains. Ces derniers ont encore de la ressource. Et toujours aucun signe de vie de la colonne de secours du général von Harth.



Bon… la photo est floue, mais le Français a réussi son assaut de ce côté. Les Prussiens sont repoussés, mais encore agressifs. D'autant plus que Hohenlohe rappelle la cavalerie de Korbitz.





Au niveau du Teufelsberg, la bataille fait rage. D'Arbois a engagée son régiment de chasseurs à cheval sur la colline pour la nettoyer de ses Prussiens, mais l'artillerie balaie la cavalerie française, qui disparaît du champ de bataille. L'infanterie de Lebowski est par contre fortement pressée. Hohenlohe doit engager des troupes pour rétablir la situation.



A ce jeu là, le Français est plus rapide, et un bataillon prend la colline d'assaut, obligeant l'artillerie prussienne à abandonner le terrain. La colline est conquise, mais les troupes qui la tiennent, épuisées par leur assaut, sont mal soutenues. Hohenlohe fait venir sa cavalerie de réserve de Korbitz (hors du cadre de la photo), ainsi que la cavalerie de son aile droite, commandée par Trettow pour reprendre le Teufelsberg. Ce dernier est enfin engagé par Beaugy (les jäger au premier plan tirent sur l'infanterie française) et ne peut donc envoyer plus de renforts.



Débarassé de la cavalerie de Korbitz, Kléber peut contourner le bois pour déborder Lebowski, dont les jäger sont isolés dans le bois. Le Prussien commence enfin à ployer. Mais la bataille n'est pas encore terminée et réserve bien des surprises.





Trois régiments de cavalerie prussienne ont repris le contrôle du Teufelsberg. Beurnonville engage la sienne, mais elle se fait balayer. Un trou immense se présente au centre du dispositif français, renversant totalement le cours de la bataille. Hohenlohe hésite. Doit-il pousser son avantage et déboucher du centre pour repousser les Français de D'arbois, au risque de se faire encercler par Kléber sur sa gauche ? Doit-il boucher le trou avec ce qui lui reste d'infanterie et revenir sur ses pas, faire face à sa gauche bien mal en point ?



Un peu des deux. Hohenlohe rend son régiment de cavalerie à Trettow sur sa droite, qui tente de menacer Beaugy enfin déployé. Le combat s'engage à peine sur ce point de la bataille, mais le Français est plutôt en bonne position.



Du côté du général Lebowski, un bataillon de grenadier bouche le trou tandis que la cavalerie de réserve charge en face et sur sa gauche… Et la colonne du général Harth qui n'arrive toujours pas !!! C'est son seul espoir de gagner la bataille, mais il se fait attendre.



Situation confuse au possible du côté du général Kléber, qui pousse de tout son poids le Prussien devant lui. L'arrivée du régiment de cavalerie prussienne remonte le moral de l'infanterie, mais elle ploie terriblement et ne tient que par miracle.



Retour offensif de D'arbois contre les grenadiers qui tiennent le centre. Vont-ils tenir ?



A l'extrême gauche prussienne, Korbitz fait charger ses cuirassiers contre les cuirassiers français pour donner de l'air à l'infanterie prussienne. Hohenlohe fait feu de tout bois, en se disant "ce sera un acte désespéré si j'échoue, un acte héroïque si je réussi". Notre petit Gilou se défend comme un diable !





Finalement, le retour offensif de D'arbois aura été un échec. Son bataillon se fait sèchement repousser par l'artillerie de Lebowski.



Quant aux cuirassiers de Korbitz, ils repoussent les cuirassiers de Kléber. Echec là aussi.





Beaugy à la gauche française, sa charge de flanc de sa cavalerie, qui devait semer la confusion dans la ligne prussienne de Trettow, est sèchement repoussée par un Prussien plus combatif qu'on ne s'y attendait.

Le son du fifre et du tambour annonce l'arrive sur le champ de bataille des renforts de von Harth, qui arrive juste au bon moment. Le Français laisse la victoire au Prussien. Un tour de plus, et les renforts arrivaient trop tard.

A 2 contre 3, Gilou s'est montré un adversaire terriblement combatif. En tout cas, la bataille a été très tendue, plein de rebondissements encore une fois, avec une victoire du coalisée cette fois-ci. Bravo aux deux adversaires !!!

Mention spéciale au D4 de Gilbert qui ne fait que des 1, remplacé par un D4 grââââcieusement prêté par un joueur français, D4 qui ne fait que des 4 !

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Hello le Glaude, Super CR. Une passionnante partie avec des actions audacieuses dans les deux camps aucun temps mort. Un régal pour joueur. De magnifiques charges de cavalerie et d'infanterie pour faire plier l'adversaire. Un scénario intéressant le flanc droit prussien qui se fait accrocher par surprise par un corps français. Ajouter un(e) élément/conséquence d'une manoeuvre opérationnelle dans une partie est vraiment intéressant/plaisant/ludique.


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Christian alias Olaf le Normand 

"On se tue tous, on se retrouve au banquet d'Odin, et on parle d'autre chose !"
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houai super partie avec qlq coup de chaud qui n'avait rien a voir avec la température extérieur et chouette CR le Glaude... les gars vous devenez des pros.
gillou Very Happy

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