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Il y a 70 ans, la renaissance de l'armée française...

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De la Tunisie à l'Italie...

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Etapes vers la victoire

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Christian alias Olaf le Normand 

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LE CEF EN ITALIE -- LA CONQUÊTE DU BELVEDERE -- BATAILLE DE CASSINO, 25 janvier - 3 février 1944

Le plan était simple. Le corps expéditionnaire français, rompu à la guerre en montagne, devait franchir le Rapido, briser les défenses allemandes, s'emparer du Belvédère ; ensuite, orientant son effort en direction du sud-ouest, il menacerait la via Casilina à hauteur de Piedimonte San Germano. Le général Clark n'avait pas retenu l'idée du général Juin d'attaquer en direction du bassin d'Atina, important centre de communications et de commandemant de l'ennemi. L'effort français devait être soutenu à gauche par la 34e division du 2e corps américain qui franchirait elle aussi le Rapido et la ligne Gustav, au sud du village de Caira, avant de faire conversion vers le sud pour s'emparait du Mont Cassino elle-même. Malgré la puissance des défenses allemandes, qui s'appuyaient sur un terrain particulièrement difficile, l'offensive franco-américaine fut à deux doigts de réussir et s'accompagna de combats d'une âpreté sans précédent qui devaient donner à la bataille de Cassino sa tragique célébrité.
Sur le front tenu par le C.E.F., c'est la 3e division d'infanterie algérienne du général de Monsabert qui doit percer la ligne Gustav. La mission apparaît d'emblée comme terriblement difficile.
L'attaque débute à l'aube du 25 janvier. Dans un magnifique élan, deux bataillons du 4e régiment de tirailleurs tunisiens franchissent les premières lignes de défense allemandes, traversent les eaux glacées du Secco et abordent les pentes abruptes et rocailleuses du Belvédère.
Dans la soirée, après des combats sanglants et acharnés, les deux bataillons ont pris pied sur la bordure orientale du Belvédère, qui se présente comme une couronne de pitons secs et décharnés entre 700 et 900 mètres, dominant une petite dépression parsemée de cabanes de bergers et de maigres cultures.
Le lendemain, les tirailleurs, malgré la fatigue, le froid et l'absence de ravitaillement, achèvent la conquête des autres pitons. Le 26 au soir, toute la position du Belvédère est entre les mains du 4e R.T.T. ainsi que l'Abate, haut de 915 mètres. Mais, avec l'épuisement des hommes et devant les réactions allemandes, il n'est pas question d'aller plus loin.
Les journées du 27 et du 28 sont donc placées sous le signe des attaques allemandes qui se déchaînent à la fois dans la montagne et dans la vallée, accompagnées d'un déluge de feu, à partir des formidables observatoires du Cairo et du Cifalco. Le 27, progressant le long du Secco, les Allemands isolent presque complètement les Tunisiens perdus dans la montagne. Ils ne sont repoussés qu'avec beaucoup de difficulté par les chars du 4e spahis.
Dans la montagne, un bataillon est complètement anéanti sur l'Abate. Le 28, les survivants sont rejetés en bordure du Belvédère ; ils ne sont sauvés que par une intervention massive de l'artillerie française, qui tire sans arrêt.
Mais, du 29 au 31 janvier, renforcés enfin par plusieurs bataillons de la 3e D.I.A., les Tunisiens repartent à l'attaque et réussissent à réoccuper l'ensemble des positions perdues, dont l'Abate.
Le 3 février, la bataille se termine ; le lendemain, les Tunisiens sont enfin relevés. Le régiment compte 207 tués, 426 disparus et 739 blessés, soit plus des deux tiers de son effectif.
La bataille du Belvédère a été un magnifique fait d'armes. Elle confirme la renaissance de l'armée française. Au cours de cette bataille d'une semaine, l'ennemi a dû engager d'excellentes unités, qui ont été éprouvées.
Le C.E.F. a retenu dans le seul secteur du Belvédère 17 bataillons sur les 44 que les Allemands ont opposés à la Ve armée. Pourtant, malgré des sacrifices considérables et des fatigues inouïes, la 3e D.I.A. n'a pu rompre complètement le front allemand et aider les troupes américaines à s'emparer de Cassino.


Source : Une Histoire Internationale de la Deuxième Guerre Mondiale




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